Saint-Julien le Montagnier,

dernière étape d’une vie d’instituteur emplie d’enfants, de souvenirs partagés avec eux, souvenirs que nous aimerions vous offrir. Déjà 15ans que toutes ces images sont là dans nos tiroirs … l’idée a germé depuis quelque temps, peut-être  parce que nous avons pensé que la vie passe très vite, et qu’il fallait  laisser une trace par ce site pour ne pas oublier ces moments magiques vécus avec tous ces enfants devenus des adultes maintenant.

M et AM Courchet

Commentaire(s)

  1. Très beau travail Mr COURCHET Je comprend l’admiration et le respect de vos anciens élèves. A l’époque le carnaval était 1 fois par an. De nos jours il est permanent… Je trouve que les parents d’élèves ont changés!!! mais ( moi yè nè pa chingè )comme dirait JULIO Amitiés et à bientôt.

  2. Bravo pour cette belle initiative.
    Chaque photo nous replonge dans des souvenirs auxquels on ne pense plus assez! Le dragon c’était vraiment un projet inoubliable.
    Petite pensée aux textes libres, aux jeux de logique du samedi, aux pelotes à décortiquer, au handball en évitant les tâches d’huile des camions de pompier, aux couteaux scies derrière la maison de retraite et aux hirondelles dans leur filets !

    • Maïlis
      C’est vrai qu’il n’y a pas d’images de nos rencontres sportives avec les élèves de Six-Fours.
      Si tu en retrouves, on essaiera de les ajouter.

  3. je vous remercie à mon tour Mr Courchet, un grand professeur précurseur dans beaucoup de choses. Merci pour toutes ces activités découvertes, merci de ces sorties sportives, merci pour ces moments magiques que personne n a oublié… On grandit de son passé …. Vous en faites parti!!

  4. A chaque fois que je retombe sur ce site et cette belle initiative au détour de mes pérégrinations sur le web, les souvenirs reviennent, forts, nostalgiques autant que joyeux.
    J’ai longtemps hésité avant de laisser un mot, comme si en poser changeait la donne en les cristallisant de trop. C’est un peu idiot…

    Mes années de CM1 et CM2 resteront à jamais gravées dans ma mémoire comme parmi les plus importantes et joyeuses de mon enfance à Saint Julien le Montagnier.
    L’enseignement de Monsieur Courchet a construit la personne que je suis. Je me souviens de l’odeur de sa pipe à la récréation (il expectore dans un morceau de papier toilettes et nous montre le rond de goudron qui s’y est formé. Il dit : « voilà ce que ça fait, le tabac. Ne fumez jamais ! »), de ses poils de barbe qui se coinçaient dans son harmonica chromatique (un après-midi il passe Sonate au Clair de Lune sur un vieux transistor. Il dit : « fermez les yeux. Laissez venir les images. Ecoutez bien la musique »). Je me souviens du son de sa voix, des oiseaux que nous allions baguer derrière la maison de retraite, des pelotes de régurgitation (avec les squelettes-puzzle à reconstituer et les petits vers grouillant bien au milieu), des jeux de logique du samedi matin, je me souviens du handball (j’étais bon à l’arrière mais – mon Dieu – que j’étais mauvais à l’avant !) et du saut en hauteur (le Saint Graal des 1m !).

    Et des Textes Libres, bien évidemment. Cette rencontre de plein fouet avec l’écriture, avec l’émotion de l’écriture, avec la force de l’écriture. Sa rigueur aussi. Le mot juste que nous cherchions tous ensemble ensuite (« récalcitrant » a été le plus marquant. Il est depuis relié à mon enfance et aux Textes Libres). Cette frénésie chaque semaine, cette volonté de réussir, de toucher – par le mot – et d’approcher au plus près d’une certaine forme de vérité. Tout est là pour moi, dans ces quelques lignes maladroites jetées hebdomadairement et reproduites par la suite sur le papier ronéotypé (l’odeur de l’alcool, l’encre bleue sur les doigts, le petit livret à la fin) quand enfin le premier ordinateur (il est fier de nous présenter son Macintosh – bête carrée bourrée de technologies – il nous dit : « c’est un Macintosh, c’est très moderne » et il sourit. Il est fier comme Artaban. L’école semble avoir fait un bon de géant avec cette acquisition qu’il a faite).

    Le travail, l’engagement et l’héritage de Monsieur Courchet étaient éminemment humains et politiques, je m’en rends compte aujourd’hui (devoir se battre contre les moulins à vent que sont parfois les petits villages de campagne et leurs habitants, ça doit être quelque chose !). Il défendait une vision de l’enseignement et de l’enfant tout à la fois traditionnelle et résolument moderne. Cette vision résonne encore beaucoup et j’y repense très souvent. L’importance des enseignants est incroyable dans la vie d’une personne, je suis ravi de celle qu’a eu Monsieur Courchet dans la mienne. Je suis ravi d’avoir croisé sa route. Je suis ravi qu’il m’ait donné un outil pour faire exister les mondes intérieurs.

    Je vous souhaite plein de belles choses pour la suite, toutes celles que vous méritaient.

    Alban.

    • Cher Ludovic
      Je comprends bien ta recherche. Pour ma part, tout ce que je possède a été mis en ligne. Tu peux essayer de contacter des camarades de classe .
      Amicalement

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